Environnement

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source : Plan de développement communal 2009 - 2012 de Harikanassou / Région de Dosso, Département de Boboye

La très forte dégradation de la végétation a conduit la disparition de plusieurs espèces tels que: gamssa, kobé, diédiaye, fantou, zamtouri, kô et kangaou.

Concernant l'hydrologie, la profondeur de la nappe phréatique varie de 2 à 5 m dans la vallée et de 8 à 20 m dans les zones qui se situent hors de la vallée.
La commune ne dispose pas de cours d’eau, mais plutôt des eaux de surface qui sont localisées dans les bas-fonds du Dallol Bosso. Les résultats du diagnostic communal ont permis de dénombrer à l’échelle de la commune rurale de Harikanassou, un total de 37 mares réparties comme suit :

  • 10 mares permanentes
  • 27 mares semi-permanentes

Ces différents points d’eau cités ci-dessus sont utilisés par les populations pour le jardinage (l’arboriculture), la pratique des cultures de contre saison, la confection de briques,l’abreuvage des animaux domestiques et l’exploitation du natron. Les différents groupes utilisateurs sont les agriculteurs et les éleveurs, et en particulier les femmes sédentaires.

La faune est plus ou moins diversifiée et composée de deux (02) groupes essentiels qui sont la macro-faune et la micro-faune. Mais la forte dégradation de la végétation a engendré la disparition de plusieurs espèces importantes telles que les hyènes, les gazelles, les singes,les canards sauvages et les autruches etc.
Actuellement, la faune est surtout représentée par les girafes, les oiseaux aquatiques, les rongeurs et des perdrix.
On dénombre plus de 300 girafes environ qui mènent leur vie dans les terroirs de 15 des 33 villages administratifs que compte la commune.
La pisciculture est pratiquée par les hommes au niveau des mares permanentes et semis permanentes. Il n’existe pas de pêcheurs professionnels en la matière. Mais dans le cadre des activités que mène l’Association pour la Sauvegarde des Girafes au Niger (ASGN), des mares permanentes ont été empoisonnées et des paysans ont été formées aux techniques de pêches.

Le diagnostic communal a permis de mettre en évidence les potentialités/atouts, ainsi que les contraintes et causes. Cette analyse a permis de dégager des solutions/actions pour faire face aux causes des contraintes identifiées.

Potentialités/Atouts
Ø Disponibilité en eau (eau de surface et souterraine)
Ø La présence de natron
Ø L'existence des dernières girafes d'Afrique de l'Ouest
Ø L'existence d’espèces ligneuses de cueillettes
Ø L'existence d’espèces ligneuses pour la pharmacopée traditionnelle.
La dégradation de l’environnement constitue la contrainte majeure.
Les causes majeures sont :
Ø La sécheresse
Ø La pression démographique
Ø La coupe abusive et incontrôlée
Ø L'ensablement des mares
Ø La salinité des mares
Ø L'envahissement des mares par la plante Typha (Karra)
Ø L'absence de diversité des sources d’énergies domestiques
Ø L'insuffisance d’encadrement technique
Ø L’érosion hydrique et éolienne.

Les solutions/actions
Ø Entreprendre des actions de protection de la régénération naturelle
Ø Planter de bois de village public et privé
Ø Introduire l’utilisation du charbon minérale et des foyers améliorés
Ø Planter et entretenir les arbres
Ø Former et recycler les pépiniéristes villageois
Ø Créer de brigade forestière villageoise
Ø Protéger les espèces ligneuses importantes pour les girafes
Ø Empoissonner les mares et introduire les espèces qui résistent à la salinité
Ø Reboiser les espaces dégradés.